Faire tapisserie

En danse, pas seulement en tango argentin, tout ou presque a été représenté, illustré, aussi bien sur la technique de danse que sur les attitudes en bal. N’importe quel moteur de recherche sur Internet donnera des dizaines, voire des centaines d’illustrations sur ces points.

Sur tous, sauf sur un : « faire tapisserie » ne comporte en effet aucune illustration sur Internet alors que c’est une expression apparue au XIXe siècle pour qualifier les jeunes filles sans cavalier qui attendaient immobiles près des murs et qui semblaient alors faire partie intégrante de la tapisserie située derrière elles.

En 1935, le Dictionnaire de l’Académie française s’intéresse à cette expression.

En faisant des recherches sur un musicien français, j’ai trouvé, par hasard, une illustration de cette expression (sans équivoque vu la légende) dans un livre de 1922, insérée entre le texte suivant :

« C’est une petite brune très aguichante et vêtue avec recherche ; elle porte des bas de soie et des souliers vernis. Sa crânerie me séduit, et, profitant d’une minute de répit, comme elle s’est assise pour souffler un peu, je m’approche :

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– C’est difficile, n’est-ce pas, Mademoiselle, d’apprendre le tango ?
– Non, pas trop, et puis il le faut bien : on ne peut vraiment plus danser autre chose ».

Les visages sont identiques. Seul le style différent des vêtements, des coiffures et des accessoires permet de déterminer les classes d’âge.

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