Le Championnat du Monde de Tango à Paris au Nouveau Cirque en 1914.

nc2Le Nouveau Cirque qui était situé au 251, rue Saint-Honoré dans le 1er arrondissement de Paris, était un lieu chargé d’une riche histoire.

Il ouvre en 1886 et ferme définitivement en 1926. Il a pris la suite du célèbre Bal Valentino qui mérite qu’on s’y attarde en remontant le temps.

Créé au début du XIXe siècle, il se proclamait « l’établissement le plus vaste, le plus luxueux, le plus confortable de la capitale ». On y dansait tous les soirs.

À cette époque, le nombre des fidèles de l’Église catholique était extrêmement important ce qui ne signifie pas que son histoire était monolithique et sans à-coups. Après la Révolution de juillet 1830 que l’on appelle aussi les « Trois Glorieuses » (en raison des trois journées révolutionnaires des 27, 28 et 29 juillet qui sont mentionnées sur la colonne de la Place de la Bastille dont le nom exact est Colonne de Juillet, sachant que les morts de ces journées et ceux de la Révolution de 1848 sont enterrés dans une crypte située juste en dessous), un mouvement schismatique apparaît qui donne lieu à la création de l’Église catholique française fondée par l’abbé Ferdinand-François Chatel, très grand orateur, aux idées novatrices et libérales sur un nombre important de questions qui rompaient, d’une part avec la majorité des idées de l’autorité pontificale et, d’autre part, avec la hiérarchie ecclésiastique française.
À titre d’exemple, il était pour le mariage des prêtres, pour l’émancipation de la femme.

Il a par ailleurs ouvertement pris position contre l’esclavage, etc.

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Abbé Chatel

La Monarchie de Juillet apporte de profonds changements à la Charte de 1814 établie au moment de la Restauration. La religion catholique n’est plus religion d’État, la liberté de culte est garantie, des compromis significatifs ont lieu entre les idées des Constitutionnels et des Républicains. C’est dans ce cadre constitutionnel que l’abbé Chatel a pu créer son institution.

Il officie alors dans une petite chapelle du 18, rue des Sept-Voies (l’actuelle rue Valette dans le 5e arrondissement près du Panthéon). Son succès est très important et se traduit par la venue massive de fidèles, qui deviennent de plus en plus nombreux. Rapidement, la chapelle s’avère trop petite. Pour pouvoir les accueillir, il la quitte pour officier dans la salle beaucoup plus vaste du 251, rue Saint-Honoré.

Finalement, le mouvement est interdit en 1843 et malgré le contexte politique de la Révolution de 1848, l’abbé Chatel ne parvient pas à assurer la pérennité de son institution. Il quitte alors la salle pour aller dans un lieu aujourd’hui bien connu où on danse le tango,  à savoir le 23, rue de la Sourdière (c’est à cette adresse très précisément que la Pratique La Sourdière a lieu les dimanches).

Il devient ensuite épicier rue Mouffetard et meurt dans la misère.

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La salle du 251, rue Saint-Honoré devient propriété d’un certain Chabrand qui la transforme en bazar (le Bazar Chabrand). Sous l’impulsion de Philippe Musard, le bazar disparaît pour donner place à une salle de concert de 1200 personnes – les Champs-Élysées d’hiver. Au départ de Musard qui s’installe un peu plus loin, Chabrand l’appelle Salle Saint-Honoré. Elle est inaugurée en 1838 et consacrée à la « musique sérieuse » confiée au chef et violoniste Valentino, à la musique légère et à la danse.

Quand Valentino se retire, la musique classique est abandonnée mais y subsiste le bal : le Bal Valentino, au grand dam de certains qui le condamne en se fondant sur des motifs principalement religieux.

En 1865, la Revue de Paris, par exemple, écrit à propos du départ de Valentino :

« Quand, enfin, les concerts de la rue Saint-Honoré, les concerts Valentino, furent suspendus, M. Valentino se retira, mais en commettant, à notre avis, la faute de laisser son nom à cette salle où il avait espéré former le goût public à la musique sérieuse. Le propriétaire du local, plus préoccupé de ses recettes que des souvenirs classiques, en fit alors le théâtre d’exhibitions plus ou moins curieuses, le refuge d’exercices d’une chorégraphie plus ou moins décolletée. C’est ainsi que la salle de la rue Saint-Honoré qui avait commencé par le péché finit par le péché, en supposant que le quadrille et la valse soient le prélude inévitable de la grande symphonie de la damnation éternelle ».

Salle Valentino

Salle Valentino

Le Bal Valentino ferme définitivement vers 1880 et devient le Nouveau Cirque inauguré par Joseph Oller qui était en outre le fondateur de l’Olympia, du Moulin-Rouge et du Pari mutuel. Le régisseur est Medrano. La salle contient dorénavant 3000 places, rendez-vous du monde élégant. Le système des attractions aux effets scéniques ahurissants étaient considéré comme ce qui se faisait de mieux à l’époque. En effet, la piste se transformait l’été en véritable piscine d’où son nom – les Arènes Nautiques -qui était inscrit sur la façade, mais qui sera très vite appelé Nouveau Cirque par les Parisiens.

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En 1881, il accueille le Panorama de la charge des cuirassiers de Reichshoffen qui n’était pas une structure fixe d’où ses nombreuses expositions en province.

C’est Charles Garnier, l’architecte du Palais Garnier qui fait l’escalier d’honneur et le hall.

Cette salle accueillera aussi des réunions politiques. Ainsi, le premier banquet des femmes socialistes se tient dans ce lieu. Bakounine y prononce un discours (un clin d’oeil de l’histoire sur les noms propres veut que le célèbre chef gastronomique officiant actuellement à cette adresse, le Mandarin Oriental, s’appelle Marx).

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Photos faites en 1925 par Jules et Louis Séeberger (qui étaient appelés les photographes de l’élégance).
Crédit photo : Ministère de la Culture (France) – Médiathèque de l’architecture et du patrimoine – diffusion RMN.

Ce sont eux qui photographient El Garrón en 1925. On retrouvent bien leur « griffe » merveilleuse (voir article sur le tango à Paris entre 1920 et 1955). On y distingue aussi les loges dont parle l’affiche du championnat, fleuries à cette occasion.

En 1914, alors que le tango fait fureur à Paris, le Nouveau Cirque accueille le Championnat du Monde de Tango. La Revue Fantasio, célèbre bi-mensuel du début du XXe siècle dont la parution s’est échelonnée de 1905 à 1933 y consacre une page qu’il convient d’observer de près.

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Elle mentionne en effet « grand orchestre dirigé par Maestro Nast ». Ce dernier était à une époque le chef d’orchestre du Concert Mayol. Devenu célèbre, Félix Mayol rachète le Concert parisien en 1909 et lui donne son nom.
Maurice Chevalier et Raimu débutent leur carrière dans ce cabaret (plus tard, Maurice Chevalier, sur scène, imitera Mayol). Son succès est incroyable et certaines de ses chansons deviennent des « tubes » comme on le dirait de nos jours, comme Viens Poupoule adorée par Marcel Proust et surtout La Mattchiche, incontestablement la chanson la plus connue à l’époque, véritable phénomène de société, que tout le monde chantait (voir note 1).

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La Matchiche par Mayol (1905)

Il est difficile de se faire une idée sur la direction d’orchestre de Nast. Il adoptait peut-être un tempo rapide, voire un rubato très affirmé. Il dirigera par la suite l’orchestre du Cirque Medrano.

Ce Championnat du Monde de Tango intervient dans un contexte d’engouement général du tango qui déferle principalement à Paris en cette année 1914.
Ainsi dans La Vie à Paris 1911-1912-1913 Jules Clartie écrit : « le tango règne et je le vois affiché à tous les coins de rue. Leçon de tango. Professeur de tango. Le tango pour tous. Les jeunes filles en raffolent et dansent le tango sous l’oeil stupéfait et inquiet de leur mère » mais il suscite parallèlement de très vifs débats dans la société civile et au sein d’institutions variés. Les évêques le combattent dans des villes aussi variées que Paris, Dijon, Arras, Auxerre, Sens, Poitiers, etc., relayés par les très nombreux bulletins paroissiaux.
Des illustrateurs, dessinateurs et caricaturistes y ont trouvé un sujet propice soit à l’humour bon enfant soit féroce surtout que le contexte politique tant interne qu’externe renforçait et exacerbait les affrontements idéologiques.
La médecine s’est même emparée du sujet.
La presse a consacré des articles importants qui relataient les prises de position des uns et des autres.
Même des revues dont le centre d’intérêt était complètement étranger au tango ou à la danse, y ont pris part soit pour l’attaquer, soit pour le défendre (voir l’article de Louis Laloy dans le Mercure musical).
Le combat était acharné, l’invective et les basses attaques nombreuses avec parfois des relents de racisme et de xénophobie dans un contexte de nationalisme exacerbé à l’aube de la Première Guerre mondiale.

Voici à titre d’exemple un extrait d’un article d’Albert Surier publié à la Une de la Revue La Culture Physique dont il était directeur de la publication (numéro de mars 1914) qui attaque le tango et plus particulièrement ce Championnat du Monde organisé au Nouveau Cirque.

(Les mentions en caractères gras entre crochets sont de moi et j’ai intercalé des photos).

« Je ne suis pas, à proprement parler, un ennemi du tango à la façon de Mgr Amette [évêque-cardinal de Paris qui condamne le tango et se prononce pour son interdiction comme un nombre conséquent d’évêques de province]. Je trouve que les gens sont parfaitement libres de gambiller comme cela leur fait plaisir et je ne vois pas bien ce que la morale peut avoir à faire dans leurs contorsions. Que les gens tanguent donc comme ils voudront sur les tréteaux, pourvu que l’exercice soit d’une bonne et difficile gymnastique, cela m’est égal. Même, dit Ulrich Niffle [célèbre haltérophile de l’époque, Président de l’Haltérophile-Club de France], certains tempéraments portés pour le sexe trouvent leur compte à ces gestes exotiques de cowboys et de gauchos en vadrouille dans les bouibouis de Buenos-Aires [paradoxalement, Richepin n’était pas très éloigné de cette pensée].
Ces réserves faites, de là à organiser des championnats de tango, il y a loin. Championnat, voilà un mot bien galvaudé depuis quelques années. Il y avait déjà des championnats de routeurs de tonneaux, d’unijambistes et de culs-de-jatte, de pêcheurs de grenouilles, voilà maintenant que l’on va instituer un championnat de tango. Et un championnat du monde, s’il vous plaît !… En quoi consistera donc ce championnat et comment en établira-t-on le vainqueur ? Sera-ce celui qui dansera le plus longtemps, ou sera-ce celui qui aura le plus d’élégance, le plus de vérité et même de réalité dans sa mimique ? Affaire d’appréciation et un jugement impartial et juste ne sera pas facile à rendre. Tenez, je ne voudrais pas être du jury. J’aurais trop peur d’être injuste.
Et puis, quelle conclusion tirera-t-on de cette épreuve? Faudra-t-il y voir un simple divertissement plus ou moins sujet à caution aux yeux de M. Bérenger [il s’agit de René Bérenger qui avait été ministre et sénateur ainsi que membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques. Connu pour sa pruderie et la défense des bonnes moeurs, il fut surnommé le « Père la Pudeur », moqué dans des chansons dont la plus célèbre est « Monsieur Bérenger » au refrain explicite : « Monsieur Bérenger, tu nous emmerdes, Monsieur Bérenger, tu nous fait chier !]

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ou faudra-t-il y voir un encouragement à la pratique et à l’universalité du tango ? Mon Dieu, n’avions-nous pas déjà, en plus du suffrage universel [d’autant plus universel que dans la France de cette époque la moitié de la population (les femmes) n’avaient pas le droit de vote !], assez de moyens de faire les pantins ? N’est-ce pas suffisant de nous être amusés au son des violons et des cuivres à imiter gauchement les gestes des ours ou des Bamboulas les plus primitifs et faut-il encore que nous utilisions les gammes à cadencer des mouvements qui sont de tous les temps et de toutes les alcôves ?
Au vrai, notre manie des championnats nous emporte un peu loin.
Primitivement, on en avait fait un critérium d’ordre exclusivement sportif. Ces temps sont bien lointains, si lointains qu’on y perd de plus en plus le sens du réel et que certains sports pourtant d’une pureté naturelle de définition sont loin d’obtenir de la part des sportsmen la considération qu’ils donnent au tango.
On trouve tant qu’on en veut des directeurs de music-halls pour accueillir et doter des championnats de tango ou de mangeurs de boudin, mais on n’en trouverait pas un seul, au jour d’aujourd’hui, qui accueillerait avec bienveillance et ferait le moindre effort pécuniaire en faveur d’un championnat de poids et haltères, par exemple.
Le dernier du genre que nous ayons vu fut celui de chez Bostock [allusion au championnat du Monde d’haltérophilie de 1903 à l’Hippodrome de Montmartre (situé boulevard de Clichy) racheté par l’Américain Franck Bostock. 6000 personnes pouvaient s’y presser. Il est démoli en 1930. A sa place a été construit le Gaumont-Palace en 1930 – 1931 qui était le plus grand cinéma du monde qui sera aussi démoli. Aujourd’hui, c’est un Castorama].

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Bostock apparaît au sommet de l’arc

Personne n’a repris l’initiative du célèbre américain, mort depuis, et qui a sans doute emporté avec lui le dernier espoir des leveurs de poids [il y a eu un championnat du monde en 1905 et 1906 à Paris et Lille et des championnats dans une salle où on dansait parfois le tango, la  Salle Wagram].
Les organisateurs actuels arguent que les poids et haltères ne font pas recette et c’est évidemment là, à leurs yeux, une raison sans réplique. Seulement, on est en droit de se demander si la presse sportive, notamment, n’encourt pas de ce fait une certaine responsabilité et on est peut-être fondé à se dire que si elle mettait sa grande puissance de propagande et de publicité en faveur de ce beau sport, elle le relèverait de l’injuste marasme, dans lequel il est tombé.
Mais c’est probablement faire trop de crédit à la mentalité contemporaine. Malgré la reprise d’énergie suscitée depuis une dizaine d’années par le sport, nous sommes toujours d’une époque de névrose incapable de se passionner pour ce qui est grand et beau avec simplicité [il considérait d’autant moins le tango qu’il avait le culte de la force d’où ses allusions aux haltères, à la puissance du corps, et qu’il avait écrit un livre intitulé « comment on devient beau et fort : traité pratique et élémentaire de culture physique ». Par ailleurs, cette revue ne laissait aucun doute sur son idéologie générale en phase avec certains courants de l’époque dans la mesure où son sous-titre était : La Culture Physique, Organe de Régénération Physique et Morale de la Race].

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Soyez persuadés que le championnat de tango fera recette et que sous prétexte de sportivité on verra chaque soir dans l’établissement qui l’organise la foule se presser.
Car, le sport est le snobisme à la mode. Le moindre rond-de-cuir, le plus chétif gringalet qui n’a jamais de sa vie chaussé un gant, fait cent mètres en course à pied, tenu en sa main un haltère ou une épée, parlé doctoralement des pugilistes en renom et de leur méthode, opine sur Jean Bouin [célèbre coureur de fond français qui meurt à l’âge de 26 ans lors de la Première Guerre mondiale] ou sur Jean-Joseph Renaud [1873 – 1953, escrimeur et auteurs d’ouvrages dont un sur la façon de se défendre dans la rue – La Défense dans la Rue – dont un chapitre concerne la défense des femmes, dans le cadre plus général de « corriger un insolent ou se défendre contre une attaque »] . Ils composent l’assistance habituelle des combats de boxe, des championnats de lutte, de même qu’ils composeront demain là clientèle des établissements où l’on championnera le tango [verbe très rarement utilisé ayant le sens de défendre ou soutenir. Même en 1914 ce verbe principalement utilisé en vieux français était tombé en désuétude]. Ils créent l’opinion sportive et la dirigent. Les sportsmen ne sont pas de nos jours, ceux qui font du sport, mais ceux qui regardent en faire [comme quoi on n’a rien inventé surtout depuis que la télévision existe !].
Ils constituent aussi l’immense cohue de nigauds auxquels on peut faire croire les plus lourdes sottises. Ce sont les mêmes qui clabaudent sur les performances sportives les plus phénoménales âneries : des quatre-vingts kilogrammes à bras tendu, des hommes de cent kilos enlevés à bout de bras, des pièces de cinq francs cassées en deux dans les doigts, des chaînes énormes brisées en gonflant la poitrine, etc., etc., hélas ! la liste en est longue.
Ainsi, même, à une époque de progrès sportifs se vicie l’éducation sportive d’un peuple.
Ce n’est pas encore la ferveur présente pour le tango qui la ramènera dans les justes limites de la raison. Tout de même, les Argentins doivent puissamment s’esbaudir à voir les grands journaux du peuple « le plus spirituel de la terre » consacrer leurs colonnes de première page à la danse de leurs bouges, et un académicien en faire l’apologie sous l’illustre coupole [attaque contre Jean Richepin qui venait de  prononcer un discours à l’Académie française sur le tango et avait écrit une pièce en quatre actes intitulée Le Tango, jouée le 30 décembre 1913 au Théâtre de l’Athénée avec Eve Lavallière, Andrée Spinelly et Harry Baur considéré comme un des plus grands acteurs de l’époque, à la filmographie très importante dont on peut distinguer notamment Les Misérables, en 1934).
Au fond, ce qui caractérise les civilisés que nous prétendons être, c’est l’empressement et l’effort que nous mettons à ressembler à des sauvages. Il est très probable que si l’on amenait au championnat du monde de tango un rutilant enfant du centre africain, il s’amuserait énormément. Pour peu qu’on mette dans le décor quelques cocotiers en zinc et des femmes habillées à la mode, il croirait du coup avoir retrouvé le village natal un jour de fête. Il trouverait peut-être seulement les danseurs trop vêtus, mais il aurait vite fait de comprendre que ces superfluités vestimentaires s’enlèvent très facilement.
Le tango est une moutarde argentine au poivre de Cayenne, préparée dans les lupanars argentins. Beaucoup iront au championnat du monde de tango avec l’espoir de retendre de vieux ressorts fatigués [volontairement ou sans le savoir, il fait allusion au sujet de la pièce en quatre actes de Richepin]. Ils en sortiront l’oeil en feu et la langue sèche.
Gageons que la France n’y gagnera pas un soldat de plus ».

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NOTE

1) L’équipe de Rugby de Toulon (le Racing Club Toulonnais communément appelé le R.C.T.) où évoluait Jonny Wilkinson qui, loin d’être sur le fil du rasoir, penchait toujours du côté de l’excellence.
Le R.C.T. joue au Stade Mayol nom donné en son honneur, car il était né dans cette ville et avait financé le club.

Le muguet bien mis en évidence sur le « blason » sportif du club a un lien direct avec Félix Mayol. Le soir de la première au Concert parisien, il avait des brins de muguet à sa veste. Il obtint un très grand succès. Sans doute superstitieux, il se présentera toujours ainsi devant son public le long de sa carrière.

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Félix Mayol en 1905 (source Gaumont)

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