LE TANGO passion du corps et de l’esprit.

Ce livre a été écrit par Nardo Zalko et publié aux éditions Milan ( Collection Les Essentiels ) en 2001.

Je reproduis ci-après les notes de lecture de Michel Raynaud que je remercie chaleureusement pour avoir accepté de nous  faire partager son travail de synthèse qui est d’autant plus précieux que ce livre est aujourd’hui malheureusement épuisé :

Milonga viendrait de l’angolais : parole. Dansée en couple, à la différence du candombé africain.

Le premier tango portègne : Dame la lata ( donne-moi le jeton ).

« L’homme se déplaçait comme s’il jouait sa vie sur le fil d’un couteau ». « La femme alternait légèreté de plume et voltes sonores de jupe amidonnée ». Francisco Garcia Jimenez, El Tango Historia de Medio Siglo, 1964.

Compadre (caïd) garde du corps du caudillo (chef politique du quartier), compadrito, rufian ( souteneur). Le mayoral, cocher du tramway à cheval, qui pousse son cri, particulier, pour se frayer un chemin dans la foule.

1906, le navire école Sarmiento, apporte les partitions de la Moracha et El Choclo.

Alfredo Gobbi, Uruguayen, et sa femme Chilienne, Flora Rodriguez.

A Rome, le pape Pie X ( pontificat 1903 – 1914 ) demande une démonstration pour décider de son interdiction éventuelle .

La típica : deux bandonéons, deux violons, une contrebasse, un piano.

Cabarets, le premier : l’Armenonville ( 1913 ), toujours des noms français : le Chantecler ( 1913 – 1960), Palais de Glace, Royal Pigall.

De tous les instruments, le bandonéon n’a pas d’héritage. Il est nouveau et tout est à créer.

1917, événement : Pascual Contursi, met des paroles sur le tango : Lita, partition de Samuel Castriota. C’est le tango «  Mi Noche Triste ». Il écrit aussi, la cumparsita, Yvette, Champagne Tango.

La danse : «  un minimum d’explications, un maximum de sensations »  Maurice Béjart.

Le 11 décembre Journée nationale du tango, naissance de Gardel 1890, et Julio de Caro ( 1899).

De Caro : Malajunta ( mauvaise compagnie), Boedo, Tierra Querida, Flores Negras, son frère Francisco : Derejo Viejo.

Julio Sosa, chanteur Uruguayen, orchestre de Troilo.

Censure des militaires lors des premiers coups d’état  (1930 ) contre Percal, Esta noche me emborracho, Chiqué devint El elegante.

Dans les années 20, naissance des clubs ( sociaux ) de quartier. Beaucoup de club sportifs ( football), dans les quartiers excentrés la Boca, Palermo, Almagro, Villa Crespo.

Au début des années 60, le tango est plutôt écouté dans des petites salles de concert, avec des orchestres petits. Les conditions économiques sont mauvaises, et la concurrence d’autres musiques, la télévision. Déclin.

Révolutionnaire et conservateur : Horacio Salgán, avec son tango A fuego lento.

Puis Piazzolla, musique contemporaine de Buenos Aires.

Le 4 juin 1992, Piazzolla deux ans après une attaque cérébrale à Paris, meurt à Buenos Aires où il a été transporté inconscient.

Il n’a pas eu le temps de terminer la musique du dernier tango à Paris de Bernardo Bertolucci , à cause d’une attaque cardiaque. Piazzolla est gaucher d’où la rapidité de sa main gauche.

Bandonéonistes : Eduardo Arolas, Augusto Berto, Pedro Maffia,Vicente Greco, Pedro Laurenz, Ciriaco Ortiz, Osvaldo Ruggiero, Osvaldo Fresedo, Anibal Troilo, Leopoldo Federico, Astor Piazzolla.

1946, arrivée de Juan Perón à la présidence, 1895-1974. Les plus grands paroliers se convertissent au péronisme : Catullo Castillo, Homero Manzi, Enrique Santos Discepolo. Chute de Perón en 1955.

« Le tango fait partie du paysage sonore de Paris, comme tant d’autres musiques qui viennent et vont. Avec une différence : Il est ici depuis près d’un siècle, et il n’est jamais reparti ». Juan José Mosalini.

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